L’irrigation du noisetier en Lot-et-Garonne : un succès incontesté pour le goutte-à-goutte

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Le verger de noisettes est l’un des seuls vergers français à enregistrer une augmentation de ses surfaces plantées au cours des dernières années.

 

Avec une production de 8 000 tonnes annuelles, la filière française est loin derrière la Turquie et l’Italie. Mais la baisse globale de la production turque due à des conditions climatiques difficiles conjuguée à la demande croissante des industriels comme le géant italien Ferrero tirent les cours constamment vers le haut. Contrairement à la prune et la fraise, cultures phares dans le Lot-et-Garonne souffrant de la concurrence internationale, la production de noisettes est en plein essor, grâce à l’appui de la coopérative Unicoque qui commercialise 98% de la production nationale. La coopérative soutient notamment l’implantation de 300 à 400 hectares par an en vue de tripler la production totale d’ici 2030.

 

L’irrigation est un outil d’optimisation de la production de noisettes. Unicoque a ainsi choisi d’imposer la mise en place d’un système d’irrigation sur les vergers de noisetiers à l’ensemble des adhérents, et leur communique des recommandations d’irrigation plusieurs fois par semaine. Comme en témoigne Yann Bordes, technicien chez Unicoque, l’installation dès la première année de plantation d’un système en goutte à goutte enterré double lignes est aujourd’hui préconisé dans une majorité de cas, même si les autres options demeurent possibles.

 

Les multiples atouts de ce système nous ont été décrits par Patrick Chassac, producteur de noisettes partisan de l’agroécologie dans le Lot-et-Garonne. M. Chassac a enterré son goutte-à-goutte NETAFIM il y a maintenant 15 ans. Ceci lui permet de respecter l’activité de son sol et de la vie microbienne qui s’y développe, sans gêner la récolte. De plus, un pilotage à l’aide de sondes lui permet de maintenir l’humidité du sol à niveau constant tout au long de la saison, répartissant ainsi au mieux les apports et économisant jusqu’à 40% d’eau en saison sèche. Cette gestion est très bien valorisée par le noisetier, pour lequel développement végétatif et qualité du fruit n’entrent pas en compétition de la même manière que pour la plupart des autres espèces arboricoles. La totalité de ses 27 hectares est donc équipée en goutte-à-goutte enterré, sans qu’aucune problématique d’intrusion racinaire ne soit apparue. La productivité élevée de son verger permet également à M. Chassac et sa compagne de diversifier leurs débouchés : ils produisent aujourd’hui leur propre bière aromatisée à la noisette, dont le sourcing est presque intégralement biologique.

 

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